Le Brésil, grand pays de bière

 

Le Brésil, pays de foot, OK ; pays de samba, d’accord ; de carnaval, on savait. Mais de bière ? Assurément. Un récent voyage au Brésil nous a fait prendre conscience de l’ampleur du phénomène bière au pays de la caïpirinha. Petit tour d’horizon.

 

Quelques chiffres pour commencer. Les Brésiliens consomment 64 litres de bières par an et par habitant, ce qui les classe au 24 rang mondial. Soit seulement 6 places derrière la Belgique (74 litres), et largement devant la France, pénible 41ème avec 30 litres par an et par habitant. Rapporté à la consommation nationale, le Brésil se place 4e au niveau international. Question production, le Brésil fait mieux encore en se plaçant sur le podium. En effet, le pays de la samba est le 3e producteur mondial de bières, avec 13,5 milliards de litres par an. Rien d’étonnant concernant ce dernier chiffre, lorsque l’on sait que le mastodonte INBEV est un groupe belgo-brésilien, comptant – entre autres – dans ses rangs le groupe brésilien AmBev, premier brasseur d’Amérique du Sud, et 5e au niveau mondial. Si, depuis la fusion en 2008 avec Anheuser-Busch et la création du groupe AB-INBEV, la société est officiellement 100% belge, il n’en reste pas moins que son PDG, Carlos Brito, est… brésilien.

La bière matin, midi et soir

Au-delà des chiffres, ce qui frappe lorsqu’on arrive au Brésil, c’est l’omniprésence de la bière. Dès 9h du matin sur le sable de Copacabana, il n’est pas rare de croiser des plagistes une bière à la main. En fin de journée, les canettes de bières qui voisinent les parasols font de petits monticules… Il faut dire que la chaleur oblige à boire… très vite ! C’est d’ailleurs une différence importante en termes de consommation : au Brésil, la bière vous est en général servie « gelata », comprenez « glacée ». Quand vous arrivez de France, qui plus est avec un peu de connaissance en biérologie, vous criez au scandale : une bière glacée, c’est une ineptie quand on aime le goût ! Et puis très vite vous ravalez votre orgueil : comme votre bière gagne 1 degré par minute, vive la bière glacée ! Dans les bars, celle-ci vous sera d’ailleurs systématiquement servie dans un pochon rafraîchissant.

Des craft beer ultra réussies…

Le hasard faisant bien les choses, notre logement à Rio était situé à environ 30 mètres de 2 taprooms de brasseries artisanales (promis, ce n’était pas fait exprès). Là, nous avons pu goûter à la richesse, et surtout à la maîtrise et au savoir-faire, de 2 brasseries artisanales : la Zér09, située à Rio et une deuxième, plus petite, dont le nom, malheureusement, ne nous revient pas ! Chacune d’entre elle proposait une gamme variée de bière spéciales, Pale Ale, IPA, DunkelWeiss… qui nous ont frappé par leur goût et leur maîtrise.

Quelques jours plus tard, hasard là encore, nous tombons sur un mini marché où exposaient pas moins de 4 brasseries artisanales : Brewpoint, Chibante, OldSchool et Dr Duranz. Ici, même constat que pour les deux brasseries mentionnées plus haut : une gamme très riche et variée, et surtout des goûts et recettes ultra maîtrisés. Mention spéciale ici pour la Session IPA de chez OldSchool, parfaitement équilibrée entre amertume et magnifiques notes fruitées.

… et bien distribuées !

Ne croyez surtout pas qu’on ne trouve ces petites merveilles que grâce au hasard. Ce fut une autre surprise : la grande distribution, au Brésil, fait la part belle aux bières artisanales. Evidemment, les géantes Skoll et Brahma trustent les têtes de gondole, mais en y regardant de plus près, on trouve aussi des rayons entiers proposant les bières artisanales locales. Mieux encore, leur rayon est parfois agrémenté d’un panonceau « l’avis du biérologue » qui présente avec précision les bases de la biérologie et aide les consommateurs dans leur choix.

Bref, une raison de plus pour aller se balader au Brésil si vous en avez l’occasion !

 

 

 

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